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Jean Ferrat

Publié le par Mozalyre

J'ai appris avec tristesse la disparition de Jean FERRAT, un grand monsieur de la chanson française, et aussi un grand humaniste.


Dans notre pays de France, où la régression sociale s'accentue, où les inégalités se creusent, où l'on nous fait croire que c'est toujours l'autre qui est dangereux et qu'il faut l'éliminer ou à défaut se replier sur soi-même pour s'en protéger, où l'on est de plus en plus dans un sale état, où nos gouvernants actuels bafouent sans vergogne la devise de la République, Liberté, Egalité, Fraternité :  ... eh ben ça fait chaud au coeur, en ce printemps des poètes à la couleur femme, d'écouter Jean Ferrat chanter "ma France" !

 

 

 

 

(Extrait de "Les fleurs du poémier" - Revue Florilège N° 125 /  décembre 2006)

       "En 1985, après cinq ans d’absence, Jean Ferrat sort un album de quatorze chansons dont il a composé la musique et dont l’auteur des textes est un poète discret, Guy Thomas. Cet album « Je ne suis qu’un cri »  sera couronné de deux disques d’or et un disque de platine ! Dans mon enfance, nous écoutions souvent Jean Ferrat à la maison, car ma mère était (et elle l’est encore…) en admiration devant sa voix, son physique (bien qu’elle ne l'ait jamais vraiment avoué !), et la qualité de ses chansons, en particulier les poèmes d’amour de Louis Aragon auxquels sa musique rend un hommage émouvant.

 

        Grâce au romantisme maternel, les opinions politiques de Jean Ferrat, certaines pourtant bien éloignées de nos opinions familiales, retentissaient dans la maison, et l’interdit ne pesa pas sur lui, contrairement à Brassens « qui chantait des gros mots » et dont seul « L’auvergnat » trouvait grâce dans la famille, peut-être parce qu’il était frère de « La montagne » de Ferrat : l’âme humaine au cœur de l’exode rural…" (lire l'intégralité de l'article consacré à Guy Thomas, ami et parolier de Jean Ferrat)

 

 


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EMS Cocoray 17/03/2010 13:55


Encore un poète compositeur interprète qui disparait. Les générations passent ("nous n'irons plus à St Germain des Prés"), leur poésie nous reste.